Bienvenu sur notre Blog
lundi 25 mars 2019
le retour de passe-partout
Et oui, pour palier au vol, chaque porte, et pour ne pas dire chaque armoire, ferme à clés. Sans oublier les cadenas à code ...😕
Trêve de plaisanterie, nous entrons définitivement dans notre mission ce matin. Ces quelques semaines d'observation au côté d'Ophélia nous ont permis petit à petit de définir un peu mieux nos objectifs. Notre premier rôle est avant tout de rester le bras droit du directeur, surtout essayer de ne pas prendre sa place mais le seconder. Ensuite, nous nous mettons le défi de réussir à clarifier, simplifier et donner un peu de rigueur à la comptabilité. Actuellement, la prise de recettes et dépenses du jour se fait sur pas moins de 10 cahiers différents ... d'où certaines erreurs ... ! Vaste projet !
Nous espérons aussi nous occuper du programme de renutrition des enfants par la Koba Aïna, mis en oeuvre par les Lambert. Il doit être réajusté, car il semble qu'il y ait un peu de flottement et de dispersion ; et nous espérons mettre en place une vraie coopération avec les soeurs de Sahalava qui proposent aussi une Koba Aïna. Et puis, il y aura toutes les multiples petites choses du quotidien du dispensaire : des commandes, des réparations, des réunions, des parrainages ... Largement de quoi nous occuper ces mois à venir, sans compter tous les imprévus qui se présenteront.
A bientôt
dimanche 24 mars 2019
Veloma Ophélia
Son passage ici a été largement fêté. Tout d'abord, un déjeuner surprise mercredi midi, avec une grande partie du personnel et le Père Cyrille. L'équipe avait prévu un vrai déjeuner de fête, avec entrée, plat, fruit et dessert, et des boissons, et s'était préparée bien une semaine à l'avance pour organiser tout cela (fait assez rare pour signaler l'importance de ce repas).
Samedi après-midi, Ophélia a accueilli l'intégralité du personnel, le directeur, et la majorité des étudiants parrainés par AMM. Sa présence très appréciée ici a été grandement remerciée, d'ailleurs ces nombreux cadeaux lui ont donné bien du mal à fermer sa valise ! Cette fête fut l'occasion de dire au revoir, et de partager un très bon moment : bien sûr de quoi boire et manger, mais surtout des chants, des danses, des rires ... Ca nous a fait très plaisir de voir ainsi l'équipe s'amuser ensemble, et de partager cela avec eux.
Au revoir Ophélia, merci pour ce que tu nous as apporté, et belle route.
mardi 19 mars 2019
Toutes ces rencontres
Il y a d'abord toutes ces belles personnes travaillant au dispensaire, et que nous apprenons à connaître petit à petit, en essayant de comprendre leur personnalité. Le déjeuner partagé est souvent propice à l'échange, "échange interculturel" comme le dit si bien la DCC. Nous apprécions ces moments, l'occasion d'apprendre quelques mots de malgache, de discuter politique ou médecine avec le médecin, de chacun faire découvrir ses pratiques culinaires (nous mangeons malgache, nous découvrons leurs produits, mais nous apportons aussi régulièrement gâteau ou café ...). Depuis peu, nous avons essayé aussi le pique-nique : le repas est le même, mais assis au sol sur la natte de coco à l'extérieur et non plus autour de la table, ça lève un peu plus les barrières et c'est l'occasion de bonnes parties de rigolade.
Et puis, il y a eu la rencontre avec Enzy et sa famille. Enzy est une femme du voisinage, qui a 4 enfants de 6 mois à 9 ans, et dont le conjoint est partie en décembre, laissant sa famille déjà pauvre seule. Ophélia l'a aidée à cette époque. Samedi, tous ensemble, nous sommes partis nous promener dans le coin. Les enfants ont grimpé ensemble et partagé le vélo. Les adultes ont discuté tout en avançant. Enzy est une femme formidable, très censée, qui veut le meilleur pour ses enfants et se bat pour leur donner une bonne éducation (au sens large), et qui arrive à se projeter pour essayer de trouver les bonnes solutions pour leur avenir à tous. C'est plutôt rare chez les malgaches. Nous avons été très touchés lorsqu'elle a souhaité nous faire visiter sa maison. Peut-on parle de maison ... Plus exactement, c'est le premier étage d'une grande cabane, on y accède par une échelle bien raide, 1 bébé, 3 enfants et 1 adulte se partagent environ 12 m² ... Mais c'est un vrai nid douillet, parfaitement propre et arrangé, même décoré, qui respire d'amour et de fierté. Nous sommes restés sans voix !
Beaucoup moins dans l'interculturel mais davantage dans l'interpersonnel, nous faisons connaissance avec bon nombre de français en mission plus ou moins longue ici. Il y a les familles, qui comme nous viennent passer 1 ou 2 ans, avec lesquelles nous passons de bons moments pique-nique, ballade, goûter, pour la grande joie des enfants comme des adultes. Il y a les ecclésiastiques, notamment des soeurs de différentes congrégations, en mission pour plusieurs années (parfois même la vie !) et très investies dans l'aide aux personnes. Et puis il y a les résidents, ceux qui ont décidé de s'installer ici et de travailler, voire de fonder une famille. Beaucoup de belles rencontres.
Nous sommes aussi confrontés à des situations complexes, qui nous renvoit brutalement à notre situation de français très choyé. Je pense ainsi à cette femme enceinte, il y a quelques semaines l'échographiste a diagnostiqué un déficit en liquide amniotique et lui a recommandé d'aller à l'hôpital. Mais elle n'y est pas allée, trop cher. Elle est revenue samedi, son bébé est décédé in utero ... elle doit absolument aller à l'hôpital pour voir un obstétricien et accoucher de ce bébé mort, sans quoi elle risque sa vie ... mais ira-t-elle ? Je pense aussi à cette femme opérée d'un carcinome de la mâchoire il y a 8 mois, mais il n'y a pas de radiothérapie à Fianarantsoa, et cette femme n'a pas suivi le protocole de chiomiothérapie (raison inconnue), et la voilà qui revient il y a 4 jours, en pleine récidive ... trop tard et illusoire de ré-intervenir. Je pense à ce bébé de 9 mois, d'une fratrie de 13 enfants, avec une déformation crâniale molle : scanner en panne ici, quand l'enfant passe enfin le scanner, celui-ci retombe en panne en cours d'examen ... mais le temps presse, l'enfant commence à essayer de marcher, il risque à tout moment d'aggraver son état.
Les exemples se renouvellent jour après jour ... Mais comme nous disait un frère, on ne peut pas tous les sauver, chaque petite chose que nous faisons c'est déjà beaucoup.
Anne
dimanche 17 mars 2019
lundi 11 mars 2019
Bientôt un mois
Que dire de ce premier mois ? Plein de choses 😁
D'abord que nous allons tous les 4 bien. Amélie et Nicolas se sont super bien adaptés et font plaisir à voir depuis leur rentrée à l'école notamment. Anne et moi allons très bien également, un peu moins dans les préoccupations de l'installation. Nous commençons à avoir bien pris nos repères dans Fianarantsoa ainsi que dans la maison que nous faisons nôtre petit à petit.
Nous sommes ravis de saisir toutes les occasions de découvrir de nouveaux fruits (mangoustan, z'évis, banane rose, pomme-cannelle...) nouveaux légumes (taro, brèdes diverses...), même si certains ne nous étaient pas complètement inconnus de part notre expérience à la Réunion. Actuellement nous sommes également en plein dans la saison des avocats dont nous nous régalons.
Nous profitons également des nos moments disponibles pour découvrir les environs, visites, petites ballades (vous pouvez retrouver facilement des photos de tout cela sur la page Facebook
https://www.facebook.com/les.Phana.a.fiana/). Il reste encore un certain nombres de formalités administratives devant nous mais les choses se font petit à petit (moura moura pour ceux qui s'en souviennent). Cette semaine nous devrions faire la connaissance de la célèbre "Mme Françoise" nous vous tiendrons au courant....
Du côté de la mission nous prenons également nos marques et essayons de trouver notre place petit à petit, parmi le personnel et en appui au Père Cyrille directeur et Agnès, contrôleur de gestionPour l'instant je me suis pas mal occupé de petits bricolages (notamment petits travaux de plomberie pour essayer de colmater les nombreuses petites fuites de ci de là...) et je commence à me plonger dans les nombreux fichiers excels riches en "macros" (ça parlera à certains) que nos prédécesseurs (Jean-Philippe notamment) ont créé pour suivre l'activité et les comptes du dispensaire. Ces outils précieux vont demander un peu de temps et d'investissement cérébral pour être apprivoisés.
De son côté Anne appréhende petit à petit les différents aspects du gros dossier "ressources humaines" et toutes les autres activités parallèles qui sont de notre ressort. Parmi celles-ci la gestion des parrainage chirurgicaux d'AMM. Je vais essayer d'être le plus clair possible ! Des personnes sans ressource (ce qui ne manque pas hélas) et nécessitant une prise en charge chirurgicale (ce qui hélas ne manque pas non plus...), peuvent éventuellement bénéficier d'une prise en charge de leurs frais chirurgicaux par AMM. C'est souvent le Dr Perry (le médecin du dispensaire) qui reçoit ces patients, voit s'ils ont besoin d'un parrainage et nous les aiguille. Avec son aide, nous identifions le chirurgien à qui référer le patient ; puis nous estimons le coût du pré op, per op et post op (sacré challenge et pari !). Nous transmettons le dossier à AMM et débutons les démarches. Une fois le rendez-vous chirurgical obtenu, le chirurgien laisse au patient une ordonnance avec l'ensemble du matériel nécessaire (désinfectant, gants chirurgicaux, fils de suture, produits, kits de pansements...) : à Mada, l'hôpital ne fournit rien, même en service d'urgence et réanimation, quand il y aurait besoin d'adrénaline, il faut courir à la pharmacie ! Nous rassemblons le maximum de matériel au dispensaire pour limiter au maximum les coûts selon la disponibilité ; puis nous recueillons les éléments manquant à la pharmacie de l'hôpital ou sinon dans une pharmacie en ville ; puis accompagnons le patient pour son hospitalisation, et lui confions tout son carton de matériel/médicaments en vue de l'intervention... Le dispensaire prend ensuite en charge le post opératoire dès qu'il est à nouveau de son ressort. Pour l'instant nous accompagnons Ophelia dans toutes ces étapes pour nous familiariser petit à petit mais il faut apprendre vite car elle nous quittera dans 15 jours déjà...
Maintenant que nous y voyons plus clair nous pouvons évoquer déjà des premiers points pour lesquels vos dons vont être précieux. Vos généreuses contributions vont permettre d'aider le dispensaire sur certains petits frais de fonctionnement, plein de petites bricoles (cartouches d'encre, petits travaux, connexion internet...) qui mises bout à bout grèveraient la trésorerie fragile du dispensaire.
Quelques chiffres pour situer, la consultation médicale est à 5 000 Ariary (1€25), une cartouche d'encre noir coûte environ 90 000 Ariary (22€5) et le salaire mensuel d'une infirmière-sage-femme environ 250 000 Ariary (62€5).
Votre générosité permettront également ponctuellement d'aider à la prise en charge médicale de patients trop démunis Enfin une partie sera affectée à la pérennisation de projets mis en place par nos prédécesseurs. Notamment un programme de nutrition d'enfant dé-nutris et une activité de centre sociale pour les enfants les plus pauvres du quartier, qui viennent passer une heure au dispensaire le mercredi après-midi. Pendant cette heure animée par Patricia (agent communautaire à temps partiel pour le dispenaire) et bénévolement par Mme Ursule (ancienne enseignante habitant en face du dispensaire) les enfants participent à une lecture et à une activité manuelle et reçoivent un fruit ou un gâteau ainsi qu'un verre de sirop. Grâce aux dons récoltés par les Lambert (nos prédécesseurs) ces activités sont encore financées pour quelques mois, grâce à vos dons nous pourrons prolonger ces activités.
Nous vous remercions donc tous encore une fois pour vos contributions et pour votre soutien.
A bientôt
Philippe
dimanche 10 mars 2019
Le 08 mars à Madagascar
Une fois n'est pas coutume, les malgaches ont su tirer profit de la mondialisation . Ca laisse songeur.
Anne
mercredi 6 mars 2019
Bon Anniversaire Nicolas
Il a choisi ne pas organiser de goûter d'anniversaire, n'ayant pas vraiment encore de copains à inviter. Il aurait bien aimé aller au cinéma ... mais à Fianarantsoa, c'est un beau rêve ...
Mais nous avons tout de même réussi à lui fêter son anniversaire, et je crois qu'il a apprécié. Nous avons préparé un dîner gaufres, salées et sucrées, et comme c'était la première fois que nous mangions des gaufres à la maison (et oui, hasard de la vie, il faut arriver à Madagascar pour profiter d'un gaufrier à la maison !) c'était une belle surprise ... Nicolas a adoré et nous a remerciés bien 5 fois !
Bien sûr, nous n'avons pas oublié de lui faire souffler une bougie ... ni de lui remettre quelques cadeaux. S'il le choix de cadeaux n'est pas très large ici, il est encore plus compliqué de trouver de l'emballage, et les paquets ont donc été offerts dans du papier, des sacs plastiques, ou un torchon ! Merci à sa marraine pour le chouette puzzle, très apprécié.
Ophélia, jeune infirmière française bénévole, était aussi de la fête, pour le plus grand plaisir des enfants. Une soirée bien réussie avec le sourire et les yeux qui pétillent : objectif atteint !
samedi 2 mars 2019
Ces petits bonheurs
Nous sommes allés, sur les conseils d'amis, à la léproserie de Manara. Pas très loin, environ 12km mais bien 30 minutes de voiture, de l'autre côté de Fianar. Nous avons découvert un lieu idyllique, bien loin de l'agitation habituelle, avec une vue sur un paysage superbe.
Grand moment de détente et d'apaisement. Les enfants ont apprécié de pouvoir profiter pleinement de parents leur étant enfin totalement disponibles pour jeux ou calins. Quel plaisir pour tous de contempler le paysage, profiter du calme, jouer dans les rochers, observer l'incroyable travail des fourmis,
découvrir une petite grenouille ...
Un petit moment de bonheur qu'il faut savoir accueillir ...
Rien à voir, mais aussi source de satisfaction, grace à la ténacité de Philippe nos gazinière + four fonctionnent enfin normalement ! L'eau bout ! On peut faire cuire du pain ou des gâteaux ! C'est peut-être un détail pour certains, mais pour nous c'est capital 😉
Demain, rentrée des classes pour les enfants.
Bonne fête à toutes les grands mères
mercredi 27 février 2019
La mission débute
Petit à petit, nous nous mettons au travail. Et oui, c'est tout de même pour cela qu'on est venu ! Pour l'instant, nous sommes surtout observateurs, quoique Philippe, grand réparateur de son état, ait déjà réussi à nettoyer de ses virus un ordinateur, remis en marche une bouilloire électrique, réparer un bon nombre de chasses d'eau ou de fuites ... Malgré ses talents, une serrure lui a résisté ; et c'est ainsi que par un beau dimanche, la porte du dispensaire s'est trouvée bloquée, avec uniquement un médecin bénévole à l'intérieur, qui a du faire quelques acrobaties pour sortir ...
Mais revenons-en au sujet. Nous faisons connaissance avec tout le personnel (directeur, gérante, accueil, pharmacienne, médecin, dentiste et son assistante, sage-femmes, lingère (pour mémo, les lave-linges sont exceptionnels à Mada), femme de ménage et cuisinière)). Nous essayons de comprendre comment ce petit monde travaille ensemble, et quelles sont les tensions existantes. Vaste programme à lui seul !
Ophélia, l'actuelle volontaire, nous explique toutes les actions du dispensaire, et tous les projets. Nous l'avons aidée à préparer les salaires. Nous l'assistons pour résoudre des problèmes de planning de personnel, pour mettre en place de nouvelles consultations. Nous appréhendons le vaste domaine du suivi des parrainages chirurgicaux. Le dispensaire propose aussi un programme de renutrition des enfants de moins de 5 ans, notamment par une distribution d'une bouillie préparée et délivrée deux fois par jour. Tous les mercredi après-midi, une rencontre est proposée aux enfants du quartier, souvent non scolarisés, avec chants, histoire, petite activité et petit goûter : que de beaux sourires et de joie sur ces visages !
Ophélia a fait un travail formidable et nous permet une arrivée en douceur.
Nous avons pris notre premier cours de malgache ... et on a beaucoup de travail ! C'est une voisine, femme d'exception anciennement prof de français anglais malgache, qui tente de nous initier ...
Nous commençons à être bien installés dans la maison, même s'il nous manque encore quelques étagères de rangement, et un meuble pour la chambre de Nicolas (qu'il souhaite avec serrure !). Mais petit à petit, nous nous sentons de plus en plus chez nous. Les enfants ont vraiment bien adopté leur chambre et cette maison. Ils s'acclimatent pas trop mal, même s'ils viennent d'essuyer 24-48h de dérangement digestif, surtout pour Nicolas. Ils ont beaucoup grandi d'un coup, devenant plus autonomes pour rester seuls dans la maison lorsqu'on est dans le dispensaire (une simple cour de quelques mètres à traverser), et capables de fermer à clé la maison et de ne pas perdre la clé ! Ce temps d'acclimatation est bénéfique, mais il est temps que les enfants reprennent le chemin de l'école pour retrouver un peu plus d'occupations et de camarades. Ils ont bien sympathisé avec un petit voisin malgache, Albert, avec qui ils ont beaucoup joué le week-end passé.
Nous commençons à bien apprivoiser la ville de Fianarantsoa, et tous les coins pour faire les courses, entre les boutiques et le marché traditionnel. Nous sommes passés à l'Alliance Française, qui possède une bibliothèque ... où les enfants ont pu emprunter des livres ... Je vous laisse imaginer la joie d'Amélie ! Dimanche, nous avons fait les touristes dans la ville haute et ancienne. Nous avons eu la chance de trouver un guide malgache avec un français impeccable, qui nous a présenté ce vieux quartier, son histoire, ses particularités. Très chouette. Nous avons ensuite fait une petit ballade vers une grande statue de la vierge dominant la ville, et donc avec un point de vue très large sur la ville et les collines autour. Nous avons terminé par un pique-nique ... sous la pluie ! Et oui, c'est la saison des pluies !
Prochaine étape : l'entrée à l'école, et toute l'organisation qui va avec.
A bientôt

Anne
jeudi 21 février 2019
Les petites découvertes malgaches
Parlons d'abord des moyens de locomotion. Certains ne sont pas propres à Mada, comme les véhicules sans ceinture de sécurité, les taxi-brousses surchargés de passagers (nous avons pris ainsi un bus avec 4 personnes sur 2 sièges en moyenne, et pour faire rentrer encore plus de monde certains passagers sont assis sur une planche de bois dans l'allée centrale ....) ou avec 1 mètre de bagages sur le toît, ce qui déplace quelque peu le centre de gravité ... Plus malgache par contre, les pousse-pousses vélo de Antsirabe, rapides et confortables (sauf quand le pneu est sous gonflé et que Philippe court à côté pour alléger le pauvre conducteur !) ou les touc-touc, sorte de pousse-pousse motorisé. Sans parler des innombrables systèmes de charrette, tirée par des boeufs ou des zébus ou des hommes. Le plus ingénieux et surprenant reste la charrette tirée par le moteur d'un motoculteur reconverti ...😕
Les découvertes sont surtout gustatives. Le maïs, pour le plus grand bonheur de Nicolas. Nous en avons dégusté lors du trajet depuis Tana, acheté directement par la fenêtre de la voiture, épis grillé ou gâteau maïs, sorte de polenta sucrée cuite dans les feuilles de maïs. Les enfants ont bien aimé le principe d'acheter directement sans descendre de voiture (oui je sais, c'est comme le Mc Do drive, mais on ne pratique pas !).
Plaisir aussi des beignets, très fréquents dans plein d'échoppes, natures ou à la bananes. Amélie en est fane ... mais pas toujours facile de savoir à l'avance depuis combien de temps ils sont faits, d'où quelques déceptions parfois ! Dans la même idée, on n'a pas le nom, mais des genres de petits blinis avec un goût légèrement fermenté.
Quizz : quelqu'un sait-il ce que sont les "caca pigeon" ? Ca accompagne très bien la THB ? Non personne ... Rien à voir avec le nom, ce sont des petits biscuits apéritifs frits dont raffolent les malgaches (et les waza) et qui se consomment souvent avec la bière Three Horses Beer. Bière blonde douce et rafraîchissante, qui vaut aussi chère que l'eau ... et donc que l'on est amené à consommer avec peu de modération dès qu'on est en déplacement ...
Que mangent les malgaches à table sinon : la base est le riz, avec une préparation à base de légumes et quelques morceaux de viande ou poisson, et ils boivent l'eau de riz, c'est-à-dire l'eau qui permet de nettoyer le fond de la gamelle de riz, donc au goût plus ou moins cramé.
On se régale bien sûr de fruits : bananes, ananas. Nous avons pu profiter de quelques mangues et passions avant la fin de la saison, nous passons maintenant aux pommes et poires (si si 😉), bibasses et pomme-cannelles.
Parlons aussi de quelques découvertes plus sociologiques. Au cours d'une ballade, nous avons assisté rapidement à un combat de coqs (non spécifique de l'océan indien), très animé pour ne pas dire virevolté. Mais un peu dur pour nous, non initiés à ces coutumes.
Attirés par de la musique avec deux autres volontaires, nous avons eu le privilège d'assister à une répétition de musiciens : petits groupes de 8-10 personnes, ils associent percussions, instruments à corde à cheval entre guitare et violon, et chants ou sifflements. Le tout bien sûr sans partition ! musique très chouette et vivante, avec grande justesse et rythme très vivant. Nous avons été en admiration devant l'énergie, le plaisir et la joie de vivre de ces musiciens, pourtant a priori très pauvres.
J'espère par ces quelques lignes vous faire vivre d'un peu plus concrète notre aventure.
Mais promis, la prochaine fois, on parle mission !
Anne
lundi 18 février 2019
Première semaine
Nous voilà à Madagascar depuis 7 jours.
lundi 11 février 2019
Les Phana sont en route pour Madagascar
Voilà, Fini les préparatifs ! On est parti 😊
Les deux dernières semaines entre le stage de préparation à Jambville et le départ ont été chargées avec plein de bons moments mais également fatigantes et usantes.
Fatigantes car pas mal de choses à faire et que la "grippe" est venue dire "AU REVOIR" à toute la famille ; usantes car avec le soucis des visas d'abord et ensuite beaucoup de choses à ordonner, ranger, laver ... Ce fut pas simple non plus pour Nicolas et Amélie qui ont vu leurs chambres se vider et la séparation d'avec les amis s'approcher petit à petit. Mais finalement la famille a courageusement surmonter cette période difficile bien aidée par les excellents moments qui l'ont ponctuée.
Il y a eu d'abord les préparatifs et la soirée organisée à Ger pour présenter la DCC, notre mission et partager de bons moments avec toutes les personnes qui nous soutiennent, moralement, techniquement ou financièrement. Merci à tous ceux qui ont pu être là ! Et on n'oublie pas ceux qui auraient aimé être là mais qui n'ont pas pu😉
Il y a eu ensuite une multitude de bons petits moments partagés avec plein de personnes qui comptent : Hélène, Mylène, Arabelle, Vanessa, Etienne, Yves,Véronique, Julie, Jean-Noël, Stéphane, Marie-Pierre, mes fidèles partenaires de pelote et bien d'autres .... Merci à vous tous, c'est dur de vous laisser mais ce n'est que pour mieux vous retrouver et puis même si on sera loin on emporte avec nous des petits bouts de ces instants partagés.
J'écris ces lignes de Roissy où nous attendons notre vol vers Antananarivo et le début de nos aventures malgaches ... Nous sommes impatients de rencontrer le Père Cyrille (directeur du dispensaire Padre Pio) qui vient nous chercher à l'aéroport ce soir. Nous prendrons normalement demain la route pour Fianarantsoa (prononcer Fianarantsou) où nous arriverons mardi soir ou mercredi dans la journée. La suite de ce voyage sera l'occasion petit à petit de basculer de notre vie géroise vers notre "notre vie malgache". Nous allons faire ce cheminement en famille tranquillement d'étape en étape.
Encore merci à tous pour vos encouragement et votre soutien
Les prochaines lignes que nous écrirons viendront de loin, bien loin ...
Philippe
lundi 4 février 2019
Samedi 02 février, nous avions organisé une soirée dans le but de récolter des fonds, faire connaître la Délégation Catholique pour la Coopération, échanger sur notre projet, et bien sûr dire au revoir ...
Objectif atteint 😁
Nous avons en effet reçu 650 euros de dons et réalisé 430 euros de bénéfices (50% sont reversés directement pour notre mission à Padre Pio, 50% sont reversés à la DCC pour permettre à d'autres volontaires de partir dans les années à venir...).
Alors la liste va être longue, mais de très nombreuses personnes nous ont aidé et nous avons à cœur de les remercier.
MERCI :
- à la municipalité de GER, qui nous a mis gracieusement à disposition le foyer rural, et prêté les éco-cups
- à Cédric, pour ses délicieuses tapas qui ont fait l'unanimité
- à Julie et Jean-Noël, qui nous ont fait déguster leur jambon de porc noir
- à tous les pâtissiers, nous offrant un fabuleux buffet de desserts
- au Pelotary Club de Ger pour son soutien logistique, et pas seulement
- à Guillaume d'avoir accepté de remplacer sa femme pour présenter la DCC
- à Yves et Véro d'avoir relevé le défi de nous faire danser
- à Mylène et Arabelle pour la réalisation de la tombola et des paniers gourmands, et pour tout le reste ....
- à Vanessa, super reportrice photo
- à Etienne, barman d'exception
- à tous ceux qui ont vidé le fût de bière ...
Merci bien sûr à tous ceux qui sont venus, quelques dizaines de minutes ou quelques heures, et qui nous ont permis de passer un très bon moment. On s'en souviendra dans les coups durs !
Nos préparatifs se poursuivent à grand train ...
Toujours pas les visas, espérés pour vendredi ...
J-7
lundi 28 janvier 2019
Retour de stage
Nous voilà de retour à Ger, dans notre maison au milieu des cartons, après 10 jours d'absence pour cause de session de formation au départ proposée par notre organisme d'envoi, la DCC (Délégation catholique pour la coopération).
Un long temps de préparation pour envisager le départ et la mission sous tous ses aspects. Tout y passe, des questions réglementaires aux questions médicales, des questions spirituelles aux questions plus intimes, des problématiques interculturelles aux problématiques relationnelles ; des temps de réflexion pour soi-même et par rapport aux autres. De nombreuses rencontres passionnantes avec d'anciens bénévoles, avec nos formateurs, nos chargés de mission incollables sur le pays, et autres intervenants spécialisés sur un aspect plus particulier d'une zone géographique. Des temps de doutes et d'interrogations bien sûr, mais sans oublier des temps de fêtes et de rires.
Les enfants ont participé aussi à leur propre stage de 3 jours, avec 2 encadrants dédiés, et un vrai programme de préparation, abordant aussi bien la connaissance du pays que des sujets plus difficiles comme la séparation des proches ... Ils ont ainsi réalisé, avec leur formateurs, une interview des parents avec les questions de leur choix, et une magnifique salade de fruits pour tous les participants.
Ce stage se termine pas une belle soirée festive d'abord, puis un moment plein d'émotions et de partages pour l'envoi en mission lors de la messe finale.
Merci à la DCC pour la qualité de l'organisation et de la formation.
Merci à Céline et Patrice, nos formateurs.
Merci à tous les stagiaires du G1, pour nos échanges, notre bienveillance, et pour la vaisselle ... Que de belles rencontres !
A très bientôt Aziliz, nous nous retrouverons dans quelques semaines à Fianarantsoa ...
Ci-dessous, un texte de Jean-Marie Petitclerc. A lire, relire et méditer ...
Je vis quelque chose au loin et je crus que c'était un animal. Je m'approchai et m'aperçus que c'était un homme. Je m'approchai encore et je compris que c'était mon frère.
Notre terre est malmenée, je souhaite agir aujourd'hui pour demain.
Je refuse de penser les inégalités comme des fatalités, je veux construire la paix sur la justice et le refus de toute violence.
Héritier de liberté, je veux tracer ma propre route, poussé par la force de mes rêves.
Je veux faire des choix qui m'impliquent et me risquer à la réalité du quotidien.
Partir à la rencontre.
Entrer en relation.
C’est d’abord apprendre à se quitter soi-même
C’est aussi sortir de sa forteresse.
Ce n’est pas se mettre en avant,
C’est laisser l’autre s’avancer.
C’est apprendre à donner mais aussi à recevoir.
J-14, la maison se vide, et la course aux visas bat son plein ....
Anne
jeudi 17 janvier 2019
ça y est on a des billets d'avion 😃!!!!
Mais toujours pas de visa ...😞
jeudi 10 janvier 2019
Certificat d'aptitude outre-mer ... qu'es aquo ?
La capacité à supporter la turista ? .... La résistance au mal de mer ? ... L'insensibilité aux piqûres de moustiques ou de puces ? ... La super-protection face aux coups de soleil ? ...
Raté, rien de tout cela, mais c'est néanmoins très sérieux, et indispensable pour partir dans le contexte qui est le notre. Il s'agit d'une attestation sur l'honneur du médecin certifiant, après examen médical, que l'état de santé est compatible avec un séjour outre-mer de longue durée. Et ce pour chaque membre de la famille. Le certificat est établi après examen complémentaire variable selon les antécédents de chacun, mise à jour des vaccinations selon la destination, certificats bucco-dentaire et gynécologique.
Les Phana se sont donc soumis à toutes ces démarches. L'étape la plus complexe fut sans nul doute celle des vaccins ... variables pour chacun. Pas facile de se rendre au centre de vaccination international de Tarbes, ouvert le mercredi de 8h45 à 12h et de 14h à 16h, avec les parents qui travaillent et les enfants qui ont des activités ... En sachant que les autres centres étant ceux de Bayonne et Toulouse, à 150 km ... Et là, on se dit que définitivement, les Hautes-Pyrénées ne sont pas vraiment tournés vers l'international ...
Bref, fièvre typhoïde pour tout le monde, mise à jour des vaccinations classiques dont hépatite A et B, vaccination rage des enfants et contrôle du bon statut vaccinal des parents. Au final, 6 vaccins pour Nicolas, 4 pour Amélie, 2 pour chaque adulte + 2 prises de sang. Pas mal ....
La visite chez notre dentiste ne fut pas vaine. En effet, découverte fortuite de sa première carie sur une dent de lait d'Amélie ; mais aussi une carie supplémentaire pour papa ... Conclusion d'Amélie : pas sûre que ça soit bien nécessaire de se brosser les dents correctement deux fois par jour ...
Quant à la gynécologue, interpellée par notre projet plutôt en accord avec ses idées ou ses modes de voyages, ça lui donne des envies pour sa future retraite.
Hormis quelques aberrations du système (comme la restriction des vaccins contre la rage, nous qui au contraire vaccinons aussi largement que possible les populations canines et félines ; ou encore l'impossibilité de vacciner contre la tuberculose dans les hautes-pyrénées, alors que c'est possible dans les pyrénées atlantiques ....), ce modeste dossier s'est construit tranquillement sans grande surprise.
Une étape supplémentaire vers notre départ, dont la date devrait être fixée très prochainement.





































