Bienvenu sur notre Blog

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lundi 1 avril 2019

Première rencontre avec les lémuriens


Samedi, nous avons profité d'un week-end prolongé (le vendredi étant férié cause de commémoration du massacre de 1947) pour partir pour notre première "expédition". Nous avons choisi d'aller visiter la parc Anja, sur la route de Tulear, à une dizaine de kms après Ambalavao.
L'occasion aussi de tester notre Karenje, notre voiture malgache dont nous ne sommes que modérément satisfaits pour l'instant. Et bien, contrairement à ce que l'on pensait, elle s'est révélée meilleure voiture dans ce contexte. Nous avons frôlé les 100km/h en descente ! Et réussi à grimper les côtes sans repasser la première ! Par contre, nous ne partirons pas à l'autre bout de Mada avec, trop peu fiable, tenue de route suspecte, et avec vraiment aucun équipement de sécurité, ni ceinture de sécurité à l'arrière ni aucun appui-tête, le minimum.
Le parc Anja est une réserve communautaire. Un petit bout de forêt préservée permet d'héberger une belle population de Maki Cattas (environ 400). Le parc est géré par une association de 6 villages, qui s'occupe aussi d'un lac pour "la pisciculture", les bénéfices sont affectés aux villageois et réinvestis dans la formation des guides ou le centre de promotion féminine. Et ça marche depuis 1997 !
Attirés par le joli sommet qui surplombe la forêt (surtout Nicolas qui voit là-dedans un joli défi à relever), nous décidons de partir pour le grand tour, 6-8h de marche d'après le guide. Etant dans un parc, nous sommes contraints de louer les services d'un guide et d'un pisteur, qui se sont révélés bien utiles, le sentier n'étant pas toujours bien tracé. Et voilà la petite équipée en route !
Première étape : découverte des cacahuètes. Et oui, elles se forment et se développent dans la terre ... Dégustation en direct de cacahuètes fraîchement récoltées, au goût légèrement différent.


Deuxième étape, à 500 mètres du départ : première famille de lémurien, et émerveillement des enfants ... Mais notre impatient de Nicolas souhaite vite poursuivre, afin de gravir cette montagne au plus tôt !

Nous cheminons dans la forêt, croisons d'autres familles de Makis Cattas, passons dans les grottes, escaladons des rochers, jouons à tarzan, ou nous essayons sur quelques mètres à la via ferrata ... Promenade très ludique.
Troisième étape, nous attaquons la grimpette. Et quelle grimpette ! La pente avoisine parfois les 48 %, notamment une portion sur le rocher où on tient à peine debout.
Nicolas se régale, Amélie est un peu plus fébrile. Mais avec de belles









pauses régulières ombragées, un peu d'aide et de courage, et le soutien du guide qui nous trouve le chemin dans les hautes herbes, nous arrivons au sommet. Quel spectacle, quel panorama !











Bruno et Amédée félicitent les enfants, ils n'auraient jamais vu d'enfants de 6 et 8 ans grimper si haut (ça reste à vérifier, mais ça fait plaisir à entendre pour les enfants).
La pause pique-nique s'impose, bien installés à l'ombre d'un rocher, en compagnie des lézards et d'une chenille qui serait bien repartie en promenade sur le short d'Anne ... A peine revigorés que les enfants et Philippe repartent encore plus haut, juste au-dessus, rien que pour le plaisir d'escalader !
La descente se fait tranquillement, ponctuée par des pauses plus botaniques. Revenus dans la forêt, nous retrouvons nos amis lémuriens, mais cette fois-ci nous prenons vraiment le temps de les observer, et même de se faire faire pipi dessus ! On n'a rien sans rien !











Au final, cette promenade n'aura duré que 5 heures, sans la pause pique-nique.
Merci à nos accompagnateurs, et bravo aux enfants qui se sont bien dépassés, mais qui ont trouvé aussi beaucoup de plaisir.

Pour info, à titre indicatif, le droit d'entrée est de 10 000 Ar pour les résidents, et 20 000 pour les étrangers ; pour 4 personnes, le tarif du guidage varie de 32 000 à 120 000 Ar selon le type de circuit.

lundi 25 mars 2019

le retour de passe-partout

Ophélia étant partie, nous voilà maîtres des clés ... Et quel trousseau de clés !


Et oui, pour palier au vol, chaque porte, et pour ne pas dire chaque armoire, ferme à clés. Sans oublier les cadenas à code ...😕
Trêve de plaisanterie, nous entrons définitivement dans notre mission ce matin. Ces quelques semaines d'observation au côté d'Ophélia nous ont permis petit à petit de définir un peu mieux nos objectifs. Notre premier rôle est avant tout de rester le bras droit du directeur, surtout essayer de ne pas prendre sa place mais le seconder. Ensuite, nous nous mettons le défi de réussir à clarifier, simplifier et donner un peu de rigueur à la comptabilité. Actuellement, la prise de recettes et dépenses du jour se fait sur pas moins de 10 cahiers différents ... d'où certaines erreurs ... ! Vaste projet !
Nous espérons aussi nous occuper du programme de renutrition des enfants par la Koba Aïna, mis en oeuvre par les Lambert. Il doit être réajusté, car il semble qu'il y ait un peu de flottement et de dispersion ; et nous espérons mettre en place une vraie coopération avec les soeurs de Sahalava qui proposent aussi une Koba Aïna. Et puis, il y aura toutes les multiples petites choses du quotidien du dispensaire : des commandes, des réparations, des réunions, des parrainages ... Largement de quoi nous occuper ces mois à venir, sans compter tous les imprévus qui se présenteront.
A bientôt

dimanche 24 mars 2019

Veloma Ophélia

Ophélia, infirmière venue en stage de DU via AMM à Padre Pio pour 4 mois, est sur le départ.
Son passage ici a été largement fêté. Tout d'abord, un déjeuner surprise mercredi midi, avec une grande partie du personnel et le Père Cyrille. L'équipe avait prévu un vrai déjeuner de fête, avec entrée, plat, fruit et dessert, et des boissons, et s'était préparée bien une semaine à l'avance pour organiser tout cela (fait assez rare pour signaler l'importance de ce repas).

Samedi après-midi, Ophélia a accueilli l'intégralité du personnel, le directeur, et la majorité des étudiants parrainés par AMM. Sa présence très appréciée ici a été grandement remerciée, d'ailleurs ces nombreux cadeaux lui ont donné bien du mal à fermer sa valise !  Cette fête fut l'occasion de dire au revoir, et de partager un très bon moment : bien sûr de quoi boire et manger, mais surtout des chants, des danses, des rires ... Ca nous a fait très plaisir de voir ainsi l'équipe s'amuser ensemble, et de partager cela avec eux.



Au revoir Ophélia, merci pour ce que tu nous as apporté, et belle route.

mardi 19 mars 2019

Toutes ces rencontres

Je voulais vous dire un mot de toutes ces belles rencontres que nous faisons.
Il y a d'abord toutes ces belles personnes travaillant au dispensaire, et que nous apprenons à connaître petit à petit, en essayant de comprendre leur personnalité. Le déjeuner partagé est souvent propice à l'échange, "échange interculturel" comme le dit si bien la DCC. Nous apprécions ces moments, l'occasion d'apprendre quelques mots de malgache, de discuter politique ou médecine avec le médecin, de chacun faire découvrir ses pratiques culinaires (nous mangeons malgache, nous découvrons leurs produits, mais nous apportons aussi régulièrement gâteau ou café ...). Depuis peu, nous avons essayé aussi le pique-nique : le repas est le même, mais assis au sol sur la natte de coco à l'extérieur et non plus autour de la table, ça lève un peu plus les barrières et c'est l'occasion de bonnes parties de rigolade.
Et puis, il y a eu la rencontre avec Enzy et sa famille. Enzy est une femme du voisinage, qui a 4 enfants de 6 mois à 9 ans, et dont le conjoint est partie en décembre, laissant sa famille déjà pauvre seule. Ophélia l'a aidée à cette époque. Samedi, tous ensemble, nous sommes partis nous promener dans le coin. Les enfants ont grimpé ensemble et partagé le vélo. Les adultes ont discuté tout en avançant. Enzy est une femme formidable, très censée, qui veut le meilleur pour ses enfants et se bat pour leur donner une bonne éducation (au sens large), et qui arrive à se projeter pour essayer de trouver les bonnes solutions pour leur avenir à tous. C'est plutôt rare chez les malgaches. Nous avons été très touchés lorsqu'elle a souhaité nous faire visiter sa maison. Peut-on parle de maison ... Plus exactement, c'est le premier étage d'une grande cabane, on y accède par une échelle bien raide, 1 bébé, 3 enfants et 1 adulte se partagent environ 12 m² ... Mais c'est un vrai nid douillet, parfaitement propre et arrangé, même décoré, qui respire d'amour et de fierté. Nous sommes restés sans voix !
Beaucoup moins dans l'interculturel mais davantage dans l'interpersonnel, nous faisons connaissance avec bon nombre de français en mission plus ou moins longue ici. Il y a les familles, qui comme nous viennent passer 1 ou 2 ans, avec lesquelles nous passons de bons moments pique-nique, ballade, goûter, pour la grande joie des enfants comme des adultes. Il y a les ecclésiastiques, notamment des soeurs de différentes congrégations, en mission pour plusieurs années (parfois même la vie !) et très investies dans l'aide aux personnes. Et puis il y a les résidents, ceux qui ont décidé de s'installer ici et de travailler, voire de fonder une famille. Beaucoup de belles rencontres.
Nous sommes aussi confrontés à des situations complexes, qui nous renvoit brutalement à notre situation de français très choyé. Je pense ainsi à cette femme enceinte, il y a quelques semaines l'échographiste a diagnostiqué un déficit en liquide amniotique et lui a recommandé d'aller à l'hôpital. Mais elle n'y est pas allée, trop cher. Elle est revenue samedi, son bébé est décédé in utero ... elle doit absolument aller à l'hôpital pour voir un obstétricien et accoucher de ce bébé mort, sans quoi elle risque sa vie ... mais ira-t-elle ? Je pense aussi à cette femme opérée d'un carcinome de la mâchoire il y a 8 mois, mais il n'y a pas de radiothérapie à Fianarantsoa, et cette femme n'a pas suivi le protocole de chiomiothérapie (raison inconnue), et la voilà qui revient il y a 4 jours, en pleine récidive ... trop tard et illusoire de ré-intervenir. Je pense à ce bébé de 9 mois, d'une fratrie de 13 enfants, avec une déformation crâniale molle : scanner en panne ici, quand l'enfant passe enfin le scanner, celui-ci retombe en panne en cours d'examen ... mais le temps presse, l'enfant commence à essayer de marcher, il risque à tout moment d'aggraver son état.
Les exemples se renouvellent jour après jour ... Mais comme nous disait un frère, on ne peut pas tous les sauver, chaque petite chose que nous faisons c'est déjà beaucoup.
Anne

lundi 11 mars 2019

Bientôt un mois

Et voilà bientôt un mois...
Que dire de ce premier mois ?  Plein de choses 😁
D'abord que nous allons tous les 4 bien. Amélie et Nicolas se sont super bien adaptés et font plaisir à voir depuis leur rentrée à l'école notamment. Anne et moi allons très bien également, un peu moins dans les préoccupations de l'installation. Nous commençons à avoir bien pris nos repères dans Fianarantsoa ainsi que dans la maison que nous faisons nôtre petit à petit.

Nous sommes ravis de saisir toutes les occasions de découvrir de nouveaux fruits (mangoustan, z'évis, banane rose, pomme-cannelle...) nouveaux légumes (taro, brèdes diverses...), même si certains ne nous étaient pas complètement inconnus de part notre expérience à la Réunion. Actuellement nous sommes également en plein dans la saison des avocats dont nous nous régalons.

Nous profitons également des nos moments disponibles pour découvrir les environs, visites, petites ballades (vous pouvez retrouver facilement des photos de tout cela sur la page Facebook




https://www.facebook.com/les.Phana.a.fiana/). Il reste encore un certain nombres de formalités administratives devant nous mais les choses se font petit à petit (moura moura pour ceux qui s'en souviennent). Cette semaine nous devrions faire la connaissance de la célèbre "Mme Françoise" nous vous tiendrons au courant....

Du côté de la mission nous prenons également nos marques et essayons de trouver notre place petit à petit, parmi le personnel et en appui au Père Cyrille directeur et Agnès, contrôleur de gestion
Pour l'instant je me suis pas mal occupé de petits bricolages (notamment petits travaux de plomberie pour essayer de colmater les nombreuses petites fuites de ci de là...) et je commence à me plonger dans les nombreux fichiers excels riches en "macros" (ça parlera à certains) que nos prédécesseurs (Jean-Philippe notamment) ont créé pour suivre l'activité et les comptes du dispensaire. Ces outils précieux vont demander un peu de temps et d'investissement cérébral pour être apprivoisés.
De son côté Anne appréhende petit à petit les différents aspects du gros dossier "ressources humaines" et toutes les autres activités parallèles qui sont de notre ressort. Parmi celles-ci la gestion des parrainage chirurgicaux d'AMM. Je vais essayer d'être le plus clair possible ! Des personnes sans ressource (ce qui ne manque pas hélas) et nécessitant une prise en charge chirurgicale (ce qui hélas ne manque pas non plus...), peuvent éventuellement bénéficier d'une prise en charge de leurs frais chirurgicaux par AMM. C'est souvent le Dr Perry (le médecin du dispensaire) qui reçoit ces patients, voit s'ils ont besoin d'un parrainage et nous les aiguille. Avec son aide, nous identifions le chirurgien à qui référer le patient ; puis nous estimons le coût du pré op, per op et post op (sacré challenge et pari !). Nous transmettons le dossier à AMM et débutons les démarches. Une fois le rendez-vous chirurgical obtenu, le chirurgien laisse au patient une ordonnance avec l'ensemble du matériel nécessaire (désinfectant, gants chirurgicaux, fils de suture, produits, kits de pansements...) : à Mada, l'hôpital ne fournit rien, même en service d'urgence et réanimation, quand il y aurait besoin d'adrénaline, il faut courir à la pharmacie ! Nous rassemblons le maximum de matériel au dispensaire pour limiter au maximum les coûts selon la disponibilité ; puis nous recueillons les éléments manquant à la pharmacie de l'hôpital ou sinon dans une pharmacie en ville ; puis accompagnons le patient pour son hospitalisation, et lui confions tout son carton de matériel/médicaments en vue de l'intervention... Le dispensaire prend ensuite en charge le post opératoire dès qu'il est à nouveau de son ressort. Pour l'instant nous accompagnons Ophelia dans toutes ces étapes pour nous familiariser petit à petit mais il faut apprendre vite car elle nous quittera dans 15 jours déjà...
          Maintenant que nous y voyons plus clair nous pouvons évoquer déjà des premiers points pour lesquels vos dons vont être précieux. Vos généreuses contributions vont permettre d'aider le dispensaire sur certains petits frais de fonctionnement, plein de petites bricoles (cartouches d'encre, petits travaux, connexion internet...) qui mises bout à bout grèveraient la trésorerie fragile du dispensaire.
Quelques chiffres pour situer, la consultation médicale est à 5 000 Ariary (1€25), une cartouche d'encre noir coûte environ 90 000 Ariary (22€5) et le salaire mensuel d'une infirmière-sage-femme environ 250 000 Ariary (62€5).
Votre générosité permettront également ponctuellement d'aider à la prise en charge médicale de patients trop démunis Enfin une partie sera affectée à la pérennisation de projets mis en place par nos prédécesseurs. Notamment un programme de nutrition d'enfant dé-nutris et une activité de centre sociale pour les enfants les plus pauvres du quartier, qui viennent passer une heure au dispensaire le mercredi après-midi. Pendant cette heure animée par Patricia (agent communautaire à temps partiel pour le dispenaire) et bénévolement par Mme Ursule (ancienne enseignante habitant en face du dispensaire) les enfants participent à une lecture et à une activité manuelle et reçoivent un fruit ou un gâteau ainsi qu'un verre de sirop. Grâce aux dons récoltés par les Lambert (nos prédécesseurs) ces activités sont encore financées pour quelques mois, grâce à vos dons nous pourrons prolonger ces activités.
Nous vous remercions donc tous encore une fois pour vos contributions et pour votre soutien.
A bientôt
Philippe

dimanche 10 mars 2019

Le 08 mars à Madagascar

Comme vous le savez tous, le 08 mars est la journée de la Femme. En France, ça donne lieu à quelques manifestations ou articles dans les médias, voire débats. Ici, c'est quasi une fête nationale. Les femmes s'arrêtent 24h et profitent ! Pas sûr que le jour soit officiellement chômé ... Mais les femmes ont la liberté de venir travailler ou pas. Tandis que les hommes travaillent normalement ! Au dispensaire, toutes sont venues le matin seulement pour des horaires allégés, sauf une qui ne s'est pas montrée ! La veille, un repas festif avait été préparé, avec un ragoût de poulet et plusieurs morceaux de poulet (d'habitude la viande est surtout là pour donner un peu de goût). Les femmes se souhaitent bonne fête entre elles, les hommes souhaitent bonne fête aux femmes, y compris aux femmes vazaha ... qui se sentent un peu sur une autre planète ...
Une fois n'est pas coutume, les malgaches ont su tirer profit de la mondialisation . Ca laisse songeur.

Anne

mercredi 6 mars 2019

Bon Anniversaire Nicolas

Mardi 05 mars, Nicolas fête ses 6 ans.
Il a choisi ne pas organiser de goûter d'anniversaire, n'ayant pas vraiment encore de copains à inviter. Il aurait bien aimé aller au cinéma ... mais à Fianarantsoa, c'est un beau rêve ...
Mais nous avons tout de même réussi à lui fêter son anniversaire, et je crois qu'il a apprécié. Nous avons préparé un dîner gaufres, salées et sucrées, et comme c'était la première fois que nous mangions des gaufres à la maison (et oui, hasard de la vie, il faut arriver à Madagascar pour profiter d'un gaufrier à la maison !) c'était une belle surprise ... Nicolas a adoré et nous a remerciés bien 5 fois !
Bien sûr, nous n'avons pas oublié de lui faire souffler une bougie ... ni de lui remettre quelques cadeaux. S'il le choix de cadeaux n'est pas très large ici, il est encore plus compliqué de trouver de l'emballage, et les paquets ont donc été offerts dans du papier, des sacs plastiques, ou un torchon ! Merci à sa marraine pour le chouette puzzle, très apprécié.
Ophélia, jeune infirmière française bénévole, était aussi de la fête, pour le plus grand plaisir des enfants. Une soirée bien réussie avec le sourire et les yeux qui pétillent : objectif atteint !

samedi 2 mars 2019

Ces petits bonheurs

Samedi, nous avons décidé de partir en pique-nique tous les quatre, dans le but de partager ensemble un bon moment et de sortir un peu les enfants du dispensaire.
Nous sommes allés, sur les conseils d'amis, à la léproserie de Manara. Pas très loin, environ 12km mais bien 30 minutes de voiture, de l'autre côté de Fianar. Nous avons découvert un lieu idyllique, bien loin de l'agitation habituelle, avec une vue sur un paysage superbe.







Grand moment de détente et d'apaisement. Les enfants ont apprécié de pouvoir profiter pleinement de parents leur étant enfin totalement disponibles pour jeux ou calins. Quel plaisir pour tous de contempler le paysage, profiter du calme, jouer dans les rochers, observer l'incroyable travail des fourmis,
découvrir une petite grenouille ...

Un petit moment de bonheur qu'il faut savoir accueillir ...










Rien à voir, mais aussi source de satisfaction, grace à la ténacité de Philippe nos gazinière + four fonctionnent enfin normalement ! L'eau bout ! On peut faire cuire du pain ou des gâteaux ! C'est peut-être un détail pour certains, mais pour nous c'est capital 😉

Demain, rentrée des classes pour les enfants.

Bonne fête à toutes les grands mères


mercredi 27 février 2019

La mission débute

Nous voilà de retour pour quelques nouvelles

Petit à petit, nous nous mettons au travail. Et oui, c'est tout de même pour cela qu'on est venu ! Pour l'instant, nous sommes surtout observateurs, quoique Philippe, grand réparateur de son état, ait déjà réussi à nettoyer de ses virus un ordinateur, remis en marche une bouilloire électrique, réparer un bon nombre de chasses d'eau ou de fuites ... Malgré ses talents, une serrure lui a résisté ; et c'est ainsi que par un beau dimanche, la porte du dispensaire s'est trouvée bloquée, avec uniquement un médecin bénévole à l'intérieur, qui a du faire quelques acrobaties pour sortir ...

Mais revenons-en au sujet. Nous faisons connaissance avec tout le personnel (directeur, gérante, accueil, pharmacienne, médecin, dentiste et son assistante, sage-femmes, lingère (pour mémo, les lave-linges sont exceptionnels à Mada), femme de ménage et cuisinière)). Nous essayons de comprendre comment ce petit monde travaille ensemble, et quelles sont les tensions existantes. Vaste programme à lui seul !
Ophélia, l'actuelle volontaire, nous explique toutes les actions du dispensaire, et tous les projets. Nous l'avons aidée à préparer les salaires. Nous l'assistons pour résoudre des problèmes de planning de personnel, pour mettre en place de nouvelles consultations. Nous appréhendons le vaste domaine du suivi des parrainages chirurgicaux. Le dispensaire propose aussi un programme de renutrition des enfants de moins de 5 ans, notamment par une distribution d'une bouillie préparée et délivrée deux fois par jour. Tous les mercredi après-midi, une rencontre est proposée aux enfants du quartier, souvent non scolarisés, avec chants, histoire, petite activité et petit goûter : que de beaux sourires et de joie sur ces visages !
Ophélia a fait un travail formidable et nous permet une arrivée en douceur.

Nous avons pris notre premier cours de malgache ... et on a beaucoup de travail ! C'est une voisine, femme d'exception anciennement prof de français anglais malgache, qui tente de nous initier ...

Nous commençons à être bien installés dans la maison, même s'il nous manque encore quelques étagères de rangement, et un meuble pour la chambre de Nicolas (qu'il souhaite avec serrure !). Mais petit à petit, nous nous sentons de plus en plus chez nous. Les enfants ont vraiment bien adopté leur chambre et cette maison. Ils s'acclimatent pas trop mal, même s'ils viennent d'essuyer 24-48h de dérangement digestif, surtout pour Nicolas. Ils ont beaucoup grandi d'un coup, devenant plus autonomes pour rester seuls dans la maison lorsqu'on est dans le dispensaire (une simple cour de quelques mètres à traverser), et capables de fermer à clé la maison et de ne pas perdre la clé ! Ce temps d'acclimatation est bénéfique, mais il est temps que les enfants reprennent le chemin de l'école pour retrouver un peu plus d'occupations et de camarades. Ils ont bien sympathisé avec un petit voisin malgache, Albert, avec qui ils ont beaucoup joué le week-end passé.

Nous commençons à bien apprivoiser la ville de Fianarantsoa, et tous les coins pour faire les courses, entre les boutiques et le marché traditionnel. Nous sommes passés à l'Alliance Française, qui possède une bibliothèque ... où les enfants ont pu emprunter des livres ... Je vous laisse imaginer la joie d'Amélie ! Dimanche, nous avons fait les touristes dans la ville haute et ancienne. Nous avons eu la chance de trouver un guide malgache avec un français impeccable, qui nous a présenté ce vieux quartier, son histoire, ses particularités. Très chouette. Nous avons ensuite fait une petit ballade vers une grande statue de la vierge dominant la ville, et donc avec un point de vue très large sur la ville et les collines autour. Nous avons terminé par un pique-nique ... sous la pluie ! Et oui, c'est la saison des pluies !

Prochaine étape : l'entrée à l'école, et toute l'organisation qui va avec.

A bientôt












Anne


jeudi 21 février 2019

Les petites découvertes malgaches

J'avais envie de vous raconter toutes ces petites choses qui n'existent qu'ici, et que nous découvrons jour après jour ...

Parlons d'abord des moyens de locomotion. Certains ne sont pas propres à Mada, comme les véhicules sans ceinture de sécurité, les taxi-brousses surchargés de passagers (nous avons pris ainsi un bus avec 4 personnes sur 2 sièges en moyenne, et pour faire rentrer encore plus de monde certains passagers sont assis sur une planche de bois dans l'allée centrale ....) ou avec 1 mètre de bagages sur le toît, ce qui déplace quelque peu le centre de gravité ... Plus malgache par contre, les pousse-pousses vélo de Antsirabe, rapides et confortables (sauf quand le pneu est sous gonflé et que Philippe court à côté pour alléger le pauvre conducteur !) ou les touc-touc, sorte de pousse-pousse motorisé.  Sans parler des innombrables systèmes de charrette, tirée par des boeufs ou des zébus ou des hommes. Le plus ingénieux et surprenant reste la charrette tirée par le moteur d'un motoculteur reconverti ...😕

Les découvertes sont surtout gustatives. Le maïs, pour le plus grand bonheur de Nicolas. Nous en avons dégusté lors du trajet depuis Tana, acheté directement par la fenêtre de la voiture, épis grillé ou gâteau maïs, sorte de polenta sucrée cuite dans les feuilles de maïs. Les enfants ont bien aimé le principe d'acheter directement sans descendre de voiture (oui je sais, c'est comme le Mc Do drive, mais on ne pratique pas !).
Plaisir aussi des beignets, très fréquents dans plein d'échoppes, natures ou à la bananes. Amélie en est fane ... mais pas toujours facile de savoir à l'avance depuis combien de temps ils sont faits, d'où quelques déceptions parfois ! Dans la même idée, on n'a pas le nom, mais des genres de petits blinis avec un goût légèrement fermenté.
Quizz : quelqu'un sait-il ce que sont les "caca pigeon" ? Ca accompagne très bien la THB ? Non personne ... Rien à voir avec le nom, ce sont des petits biscuits apéritifs frits dont raffolent les malgaches (et les waza) et qui se consomment souvent avec la bière Three Horses Beer. Bière blonde douce et rafraîchissante, qui vaut aussi chère que l'eau ... et donc que l'on est amené à consommer avec peu de modération dès qu'on est en déplacement ...
Que mangent les malgaches à table sinon : la base est le riz, avec une préparation à base de légumes et quelques morceaux de viande ou poisson, et ils boivent l'eau de riz, c'est-à-dire l'eau qui permet de nettoyer le fond de la gamelle de riz, donc au goût plus ou moins cramé.
On se régale bien sûr de fruits : bananes, ananas. Nous avons pu profiter de quelques mangues et passions avant la fin de la saison, nous passons maintenant aux pommes et poires (si si 😉), bibasses et pomme-cannelles.

Parlons aussi de quelques découvertes plus sociologiques. Au cours d'une ballade, nous avons assisté rapidement à un combat de coqs (non spécifique de l'océan indien), très animé pour ne pas dire virevolté. Mais un peu dur pour nous, non initiés à ces coutumes.
Attirés par de la musique avec deux autres volontaires, nous avons eu le privilège d'assister à une répétition de musiciens : petits groupes de 8-10 personnes, ils associent percussions, instruments à corde à cheval entre guitare et violon, et chants ou sifflements. Le tout bien sûr sans partition ! musique très chouette et vivante, avec grande justesse et rythme très vivant. Nous avons été en admiration devant l'énergie, le plaisir et la joie de vivre de ces musiciens, pourtant a priori très pauvres.

J'espère par ces quelques lignes vous faire vivre d'un peu plus concrète notre aventure.

Mais promis, la prochaine fois, on parle mission !

Anne

lundi 18 février 2019

Première semaine

              Salama (prononcer "SALAM" ou "SALAMA" ou "SALAME"...) ou Bonjour


 Nous voilà à Madagascar depuis 7 jours. 
A Madagascar on dit "moura moura" pour doucement doucement, mais c'est pas vraiment comme cela qu'on a commencé 😊

Arrivé lundi minuit sans encombre à Antananarivo. Rencontre avec le père Cyrille notre directeur et notre guide pour les premiers jours. 

Mardi embouteillages matin et après midi dans Antananarivo pour formalités administratives et récupération d'un colis d'antiparasitaires bovins (merci à CEVA et à l'intermédiaire local qui a mis le colis à notre disposition). 

Mercredi départ un peu avant 8h00 pour déposer notre signature à la mairie, rencontrer des frères capucins en périphérie de Tana avant de prendre la route pour Fianarantsoa. 420 km et un peu moins de 12h quasi sans pause plus tard, nous arrivons de nuit au dispensaire Padre Pio Antamponjina. Bien accueillis par Ophelia. 
Ophelia est infirmière en stage depuis 5 mois à Madagascar avec AMM pour un DU de solidarité international. Elle est à Padre Pio depuis 2 mois 1/2 en relais de Manuella et Jean-Philippe partis fin décembre 2018, elle va nous aider à prendre nos marques d'ici à son départ fin mars 2019.

Jeudi début d'installation dans la maison, déballage des bagages, Nicolas et Amélie retrouvent avec plaisir les jeux emballés quelques jours plus tôt. Eux et nous découvrons un peu le dispenaire le matin, déjeuner avec une partie de l'équipe le midi avant de partir à pied (5 km de montagne russes sur des pistes defoncées et un peu de goudron) pour découvrir leure future école. Collège AEFE René Cassin qui semble, juste exceptionnel, impression confirmée par tous les échos qu'on a pu avoir... Merci à Bénédicte VSI à Madagascar depuis 1 an 1/2 qui nous a accompagnés pour la visite. 

Vendredi matin, nous refaisons des sacs en prévision du week-end DCC. Puis découverte de la koba aina, bouillie hypernutritive préparée et distribuée 2 fois par jour 6 jours sur 7 à des enfants malnutris. Ensuite nous échangeons avec Loic (chargé de mission DCC pour notre zone de Madagascar ) et Virginie (responsable des volontaires DCC pendant leurs mission), ils viennent de rencontrer le père Cyrille (directeur du dispensaire Padre Pio), et nous échangeons sur les objectifs et enjeux de notre mission à Padre Pio. 
Nouveau repas avec une partie de l'équipe puis départ pour le week-end DCC à Antsirabe. Nous repartons pour 6h de route en taxi brousse privatisé. Amélie et Nicolas font une fois de plus preuve d'une patience exemplaire. 
Arrivés à Antsirabe nous faisons connaissance avec une bonne partie des VSI actuellement à Madagascar avec la DCC. Merci à Damien et Bénédicte (et leurs 3 garçons Clément, Theophane et Natanaël), Jean et Blandine (et leur fille Clémence), Alexandre et Amandine, Hadrien et Constance, tous en mission depuis 5 mois à 1 an 1/2 ainsi que Florian, Anne, Loic et Virginie de la DCC pour leur accueil. 

Samedi journée studieuse. Le matin échanges sur les moments forts de chacun depuis son début de mission, personnes rencontrées, incompréhensions ou difficultés interculturelles... Après-midi tout aussi riche avec le jésuite Sylvain Urfer grand spécialiste de Madagascar. 

Dimanche, départ en cyclo-pousse pour nous rendre au point de départ d'une magnifique balade dans les environs d'Antsirabe. Début dans les faubourgs puis dans les plantations (riz, maïs, haricots...) jusqu'au lac andranobe est. Au retour après un repas partagé nous retournons chercher nos bagages pour nous installer dans un havre de paix : la communauté du chemin neuf où nous allons partager notre dernière soirée avec Loic, Jean et Blandine, Damien et Bénédicte, Alexandre et Amandine avant de refaire demain matin les 6h de "car cotisse" (taxis brousse "de luxe") qui nous ramèneront en fin d'après-midi à Padre Pio. 



Mardi nous devrons commencer à rentrer dans le vif du sujet de notre mission après cette semaine riche de découvertes et de rencontres. Semaine fatiguante mais qui nous aura apporté beaucoup pour la suite... 

Toute notre affectation à vous tous qui nous suivez. 

Philippe 

lundi 11 février 2019

Les Phana sont en route pour Madagascar

                                   Voilà,  Fini les préparatifs ! On est parti 😊

Les deux dernières semaines entre le stage de préparation à Jambville et le départ ont été chargées avec plein de bons moments mais également fatigantes et usantes.

Fatigantes car pas mal de choses à faire et que la "grippe" est venue dire "AU REVOIR" à toute la famille ; usantes car avec le soucis des visas d'abord et ensuite beaucoup de choses à ordonner, ranger, laver ... Ce fut pas simple non plus pour Nicolas et Amélie qui ont vu leurs chambres se vider et la séparation d'avec les amis s'approcher petit à petit. Mais finalement la famille a courageusement surmonter cette période difficile bien aidée par les excellents moments qui l'ont ponctuée.

Il y a eu d'abord les préparatifs et la soirée organisée à Ger pour présenter la DCC, notre mission et partager de bons moments avec toutes les personnes qui nous soutiennent, moralement, techniquement ou financièrement. Merci à tous ceux qui ont pu être là ! Et on n'oublie pas ceux qui auraient aimé être là mais qui n'ont pas pu😉
Il y a eu ensuite une multitude de bons petits moments partagés avec plein de personnes qui comptent : Hélène, Mylène, Arabelle, Vanessa, Etienne, Yves,Véronique, Julie, Jean-Noël, Stéphane, Marie-Pierre, mes fidèles partenaires de pelote et bien d'autres .... Merci à vous tous, c'est dur de vous laisser mais ce n'est que pour mieux vous retrouver et puis même si on sera loin on emporte avec nous des petits bouts de ces instants partagés.

J'écris ces lignes de Roissy où nous attendons notre vol vers Antananarivo et le début de nos aventures malgaches ... Nous sommes impatients de rencontrer le Père Cyrille (directeur du dispensaire Padre Pio) qui vient nous chercher à l'aéroport ce soir. Nous prendrons normalement demain la route pour Fianarantsoa (prononcer Fianarantsou)  où nous arriverons mardi soir ou mercredi dans la journée. La suite de ce voyage sera l'occasion petit à petit de basculer de notre vie géroise vers notre "notre vie malgache". Nous allons faire ce cheminement en famille tranquillement d'étape en étape.

Encore merci à tous pour vos encouragement et votre soutien

Les prochaines lignes que nous écrirons viendront de loin, bien loin ...

Philippe

lundi 4 février 2019

Un immense merci !

Samedi 02 février, nous avions organisé une soirée dans le but de récolter des fonds, faire connaître la Délégation Catholique pour la Coopération, échanger sur notre projet, et bien sûr dire au revoir ...
Objectif atteint 😁
Nous avons en effet reçu 650 euros de dons et réalisé 430 euros de bénéfices (50% sont reversés directement pour notre mission à Padre Pio, 50% sont reversés à la DCC pour permettre à d'autres volontaires de partir dans les années à venir...).
Alors la liste va être longue, mais de très nombreuses personnes nous ont aidé et nous avons à cœur de les remercier.

MERCI :
- à la municipalité de GER, qui nous a mis gracieusement à disposition le foyer rural, et prêté les éco-cups
- à Cédric, pour ses délicieuses tapas qui ont fait l'unanimité
- à Julie et Jean-Noël, qui nous ont fait déguster leur jambon de porc noir
- à tous les pâtissiers, nous offrant un fabuleux buffet de desserts
- au Pelotary Club de Ger pour son soutien logistique, et pas seulement
- à Guillaume d'avoir accepté de remplacer sa femme pour présenter la DCC
- à Yves et Véro d'avoir relevé le défi de nous faire danser
- à Mylène et Arabelle pour la réalisation de la tombola et des paniers gourmands, et pour tout le reste ....
- à Vanessa, super reportrice photo
- à Etienne, barman d'exception
- à tous ceux qui ont vidé le fût de bière ...




Merci bien sûr à tous ceux qui sont venus, quelques dizaines de minutes ou quelques heures, et qui nous ont permis de passer un très bon moment. On s'en souviendra dans les coups durs !

Nos préparatifs se poursuivent à grand train ...
Toujours pas les visas, espérés pour vendredi ...

J-7