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vendredi 22 novembre 2019

Malgache en série 5

Bonjour à tous

ça fait un moment que cet article est dans nos têtes sans aboutir, mais je me décide à saisir le clavier.

N'Drasana la lingère et animatrice Koba Aina du dispensaire a accouché il y a maintenant un peu plus de 2 mois. Elle a repris le travail 1 mois après l'accouchement et vient donc accompagnée de sa petite Nomena.

Cette naissance est pour nous l'occasion de nous confronter à un certains nombre de croyances et coutumes du périnatal. Surement que beaucoup d'autres nous sont encore inconnues mais nous allons essayer de vous retranscrire quelques unes qui nous ont plus particulièrement marquées !

En premier lieu les accouchements se font à la maison pour la plupart, parfois sous la supervision d'une "matrone" et plus rarement dans les dispensaires, cliniques et hôpitaux. Les femmes sont généralement très entourées par d'autres femmes de la famille notamment. Entourage nécessaire car traditionnellement après l'accouchement la femme et le bébé restent presque complètement alités pendant 1 à 2 mois !

De retour au travail N'drasana fait suivre Nomena, elle n'est pas encore dans le dos (il semble que cela soit seulement après 2 mois que le portage dorsal s'installe), elle s'est fait aidée par une "nounou", une jeune fille (sa belle-soeur) qui vient aider soit à faire le travail soit à s'occuper de Nomena une partie de la journée. Nomena a vite été adoptée et passe de bras en bras entre N'drasana, la nounou, les sages-femmes, Judith la femme de ménage, les mères des enfants de la Koba Aina et de temps en temps les Vazaha (Anne, moi, Amélie 😀) ...

Mais un bébé c'est beaucoup de travail en plus, notamment en lessive : les couches jetables c'est du luxe ! donc ce sont des langes qu'il faut laver (et pas de machine à laver bien sûr !). Pas le temps de s'ennuyer !

Nomena dans son berceau improvisé, bien peu couverte pour une fois !
Autre fait qui nous a marqué dès le début c'est la façon dont la petite Nomena et sa maman sont couvertes ! 3 à 4 couches de vêtements de la tête au pied alors qu'il fait plus de 20°C, voire près de 30 ° C et on voit de temps en temps un peu de chaire nue pour Nomena et un peu moins d'épaisseur pour la maman ! Mais cette "peur du froid" va plus loin que ça ! En plus d'être hyper couverte (plus qu'enceinte pendant l'hiver), N'drasana ne mange et ne boit que très chaud, à se faire dégouliner la sueur du front et à se priver du kéfir frais que je propose volontiers le midi !

L'explication est évidente ! Enfin presque ! Si elle boit froid son lait va être froid ! Pourquoi n'y avions-nous pas penser plus tôt !

Le temps passe et les règles s'assouplissent un peu mais ça restera un souvenir marquant ! 😊


Il nous reste sûrement encore plein de choses à découvrir ...








vendredi 15 novembre 2019

Malgaches en série 4


Notre karenji avait besoin d'une vidange.
Alors on a fait appel à notre garagiste à domicile qui nous avait été recommandé.
Il est venu et il a fait la vidange et la révision complète... Je sais pas combien il y avait de points de contrôle😁 mais toujours est-il qu'il y eut un moment où on se voyait mal partis pour avoir une voiture opérationnelle pour aller chercher les enfants à 16h...😕
Mais finalement tout était prêt dans les temps... 😉😁👍 Avec même une petite descente à la rivière pour une séance lavage 😁👍
Par contre côté huile de vidange à notre grand désespoir il n'y a pas de circuit de récupération... Elle a finie avec les eaux de pluie avant qu'on ait eu le temps de dire ouf... 😭😕

samedi 9 novembre 2019

La nature n'est pas douce est tendre !!!




Une des 2 mante religieuse "de compagnie" de Nicolas vient de se faire un bon gros repas avec un
cafard croquant et juteux ! 👍😋






Attention âmes sensibles s'abstenir ⚠️

vendredi 8 novembre 2019

Malgache en série 3

Après le lait, et la famille de Nirina un troisième petit élément de notre "quotidien".
C'est moins quotidien que le lait mais reviens néanmoins assez régulièrement (au moins une fois par mois) pour Philippe surtout et également Nicolas ! Il s'agit du coiffeur !

On a un peu tâtonné au départ pour trouver celui qui nous convient, non pas qu'on soit très exigeants (quoique Nicolas ... 😉) mais on souhaitait : d'abord pouvoir se comprendre un peu avec le coiffeur histoire de pouvoir expliquer ce qu'on voulait, puis que ce ne soit pas très loin si possible et pour finir que ce ne soit pas ruineux non plus !

- Sur ce dernier point ce n'était pas vraiment difficile de trouver ! Nous nous faisons couper les cheveux pour un peu moins de 1 € à nous deux ! 😀On peut pas considérer cela comme excessif !

- les coiffeurs sont nombreux au moins 4 ou 5 à Béravina en bas de chez nous, donc là aussi ce ne fut pas le critère limitant !

Vue extérieure
- la langue fut déjà nettement plus limitante, mais après 3 essais nous avons trouvé chaussure à notre pied ou plus exactement tondeuse à notre tête.
 
vue Intérieure

Vue intérieure 2

Nous sommes maintenant des habitués de l'endroit. Ils sont deux coiffeurs à exploiter le grand local ! Enfin surtout un, l'autre n'est là qu’exceptionnellement, et ça nous arrange car on se comprend moins bien.
Le titulaire m'accueille avec un "comme d'hab ?"; pour notre petit Nicolas c'est un peu plus compliqué car il se pose beaucoup de questions sur ce qu'il voudrait et que ses chers parents on également quelques exigences !



mardi 5 novembre 2019

Industrie théicole

Nous avons profité de la Toussaint pour nous rendre à Sahambavy, à une vingtaine de kilomètres de la maison, pour visiter la seule plantation de thé à Madagascar. Elle date de 1970. Initialement publique, elle est redevenue privée depuis une vingtaine d'année et détenue pour moitié par les mauriciens.

Nous, qui ne sommes ni amateurs ni consommateurs de thé, avons grandement augmenté notre niveau de connaissances sur le sujet ! La plantation dispose de 330 ha de plants, récoltés par 100 à 200 personnes selon la saison. Seul le bourgeon terminal est utile pour le thé vert, mais il faut ramasser aussi les premières feuilles pour le thé noir.







L'usine est encore très fonctionnelle, et nous avons pu la visiter en marche. Le thé est déposé sur de grandes grilles pour être ventilé, de façon à flêtrir, 24 ou 48 h selon la saison.


La plante est ensuite broyée et hachée.



Le thé vert est alors directement passé au four à 120°C pour dessiccation pendant 20 minutes ; mais le thé noir subit d'abord une oxydation de 2 heures.






Il faut ensuite trier le thé, grâce à des successions de grilles, filtres, et rouleaux adsorbants. On obtient cinq catégories de thé, qu'on nomme grade pour le thé vert : les plus grosses fibres étant les plus fortes aromatiques, et la poudre la plus fine étant la plus riche en théine.

Reste ensuite à mettre en sac de stockage. Le thé est commercialisé sur le marché international du Kenya principalement, une partie est vendue à TAF, industriel malgache qui le reconditionne et le vend dans le pays.

La visite se termine par une petite dégustation, et le passage par la boutique !